Après le récit de nos aventures au Vietnam, nous voici de retour avec celui de nos péripéties en Nouvelle-Zélande, où nous sommes restés du 30 décembre au 20 janvier.
Nous essayons de rattraper notre retard sur le site au fur et à mesure…
Après deux semaines au Pérou, nous avons traversé le Nord du Chili, jusqu’à Santiago, puis avons passé les Andes et remontons actuellement la région viticole de Mendoza jusqu’à Salta, au Nord-Ouest de l’Argentine.
Les 3 semaines que nous avons passées en Nouvelle-Zélande furent 3 semaines d’émerveillement constant, à traverser en voiture des paysages plus beaux les uns que les autres. C’est un pays où la Nature est reine, et particulièrement préservée. D’ailleurs, nous avons pu le remarquer symboliquement dès notre arrivée à l’aéroport : les passeports néo-zélandais sont noirs et ornés d’une grande feuille de fougère (comme les maillots de leur équipe de rugby), et c’est le seul pays que nous connaissons où tous les billets de banque sont systématiquement ornés d’un animal.
Les habitants font très attention à sauvegarder ce patrimoine naturel (tri, règles très strictes de sauvegarde de l’environnement dans les parcs, …). Les « Kiwis » (comme ils se surnomment eux-mêmes en raison du volatile qui n’existe que dans leur pays, et des fruits dont ils sont de très gros producteurs) sont chaleureux, très polis et serviables : plusieurs fois, alors que nous avions l’air un peu perdus dans les villes, des passants se sont spontanément arrêtés pour nous indiquer le chemin, sans même qu’on leur demande (nous n’avions jamais vu cela auparavant, sauf en Inde, pour ensuite nous soutirer de l’argent…)
Ca a été aussi pour nous le retour au calme, à un peu de confort et à une vie occidentalisée (boire enfin l’eau – délicieuse – du robinet, des lits douillets et des chambres toujours propres, des supermarchés, se faire la cuisine, pouvoir dialoguer avec tous les locaux), et à un sentiment de liberté (grâce à la voiture de location) après 3 mois d’Asie, ses excursions organisées et son tumulte (surtout en Inde et au Vietnam).
Enfin, ça a été le pays du sport et des sensations fortes : randonnées, rafting, galop sur la plage et premier saut en parachute pour tous les deux.
En bref, une vraie bouffée d’air pur qui fait de la Nouvelle-Zélande notre pays préféré jusqu’à maintenant. De ce séjour, nous allons vous raconter les grandes étapes qui nous ont marqués.
- Christchurch
Nous sommes arrivés en Nouvelle-Zélande sur l’île du Sud, à Christchurch, 2ème ville du pays avec seulement 350 000 habitants. C’est une ville paisible, assez « anglaise », traversée par la rivière Avon, avec quelques monuments et musées intéressants. Comme toutes les villes de NZ, elle est très moderne (150 ans d’existence) et ses bâtiments n’ont donc pas le cachet de nos villes européennes. Les magasins sont souvent des hangars ou des bâtiments austères, en béton. C’est très propre et bien agencé mais ça manque singulièrement d’âme. De plus, les enseignes internationales de la malbouffe (KFC, Burger King, Mac Do) et autres fast-foods sont omniprésents (comme dans tout le pays), ce qui contribue à gâcher d’autant plus le paysage, et à entraîner un taux d’obésité proche de celui du Royaume-Uni ou des États-Unis. En bref, si nous avons beaucoup aimé la Nouvelle-Zélande, ce n’est ni pour sa gastronomie, ni encore moins pour la beauté de ses villes.
C’était tout de même agréable de se promener dans Christchurch que l’on peut très facilement traverser à pied, pour observer sa place centrale (cathedral square) avec sa (jolie ?) cathédrale gothique et son « étonnante » sculpture moderne en métal créée pour le nouveau millénaire, mais aussi son arc de triomphe, son vieux tramway touristique,.. C’était fort sympathique de se balader le long des berges de l’Avon où des familles font des tours en barque, ou bien dans les allées de son jardin botanique de 30 hectares où l’on peut grimper aux gigantesques arbres ou jouer à cache-cache dans la magnifique roseraie multicolore. Nous avons apprécié le musée de Canterbury qui est très hétéroclite mais instructif. Il y avait toute une partie, bien faite, sur l’histoire du pays : établissement des Maoris en NZ il y a environ 800 ans (ils vivaient principalement de la pêche, la cueillette et la chasse des moas, autruches géantes sans ailes qu’ils ont exterminées), art maori (principalement sculpture du bois), établissement des colons (habitation typique, témoignages,…), reconstitution grandeur nature des rues et magasins du 19ème siècle, mais aussi une salle très intéressante sur les explorations en Antarctique.
Nous avons aussi profité un peu de la côte en nous baladant le long de la plage de Brighton qui fait penser à celles du Nord de la France ou du Sud de l’Angleterre, avec ses grands bancs de sable presque désertés, son immense ponton et ses eaux agitées et très rafraîchissantes (15°C au maximum l’été, autant dire que nous n’avons pas essayé de faire trempette).
Notre soirée de St-Sylvestre fut tout aussi atypique que celle de Noël : après avoir dîné dans un resto-cafeteria « buffet à volonté » (très chic…), nous avons assisté à un concert en plein air sur cathedral square où, sur la scène, des crooners quinquagénaires se déhanchaient sur des chansons des années 70, puis avons admiré un incroyable ( !) feu d’artifice d’au moins 1min20s, le tout en sirotant un café glacé du Starbucks du coin (l’alcool était interdit sur la place pour éviter les débordements). Une St-Sylvestre très festive… (nous devons avouer que nous avons du mal à nous souvenir du dernier réveillon où nous n’avons pas bu une seule goutte d’alcool…)
- La péninsule Banks et le village d’Akaroa
Situées non loin de Christchurch, cette péninsule magnifique et ses collines ont été formées par deux éruptions volcaniques géantes. Nous avons emprunté une route splendide sur les bords du cratère d’origine, maintenant envahi par les eaux cristallines de l’Océan Pacifique (mais on dirait un grand lac, parsemé de petits voiliers). La côte est bordée de charmants villages, notamment celui d’Akaroa. Il s’agit du 1er site français de colonisation de la NZ et on y ressent une atmosphère de village provincial avec des rues aux noms français (Jolie, Lavaud…) et des maisons en bois colorées avec leur jardin fleuri et leur jolie clôture.
- La péninsule d’Otago
En descendant plus au Sud, non loin de la ville de Dunedin (sans intérêt) se trouve cette incroyable péninsule où les prairies vallonnées se jettent dans l’Océan. Nous avons pris de petites routes qui serpentent entre les prés avec leurs centaines de moutons, aux pentes parfois abruptes, pour arriver au bout du monde (ce serait a priori le lieu habité le plus éloigné d’Europe à vol d’oiseau). Tout au bout de cette péninsule on trouve une extraordinaire variété de faune : albatros royaux, pingouins, otaries, lions de mer, etc. vivent sur des plages protégées où l’homme n’a pas accès (ou sous de strictes conditions). Nous avons fait une excursion en véhicule Argos tout terrain (sorte de véhicule de golf, amphibie, avec 8 roues motrices qu’on manie grâce à un guidon) pour aller voir des lions de mer qui se doraient le pelage au soleil (et qui étaient en pleine période de reproduction : nous avons donc vu de très nombreux bébés, dont certains de très près), puis les « pingouins aux yeux jaunes », espèce très rare (nous les avons observés de loin avec des jumelles car ils sont très « timides » selon le guide, facilement effrayés par l’homme). C’était incroyable de voir ces petits volatiles nager dans les hautes vagues puis sortir de l’eau en se dandinant sur la plage pour aller ensuite se cacher dans les buissons ou grimper sur la falaise pour faire une sieste au soleil… Les gardes de ce centre ont une vraie volonté de préservation de ces espèces (nombreuses mesures de précaution pour ne pas les déranger), ce qui nous permet de les observer dans leur milieu naturel, comme nous aurions peu l’occasion de le faire ailleurs dans le monde.
- Te Anau et le Kepler track
Située au Sud-ouest de l’île du Sud, Te Anau est une petite ville au bord du lac du même nom (2ème plus grand de NZ), à l’orée du parc national du Fiordland. Classé au Patrimoine Naturel Mondial par l’Unesco, c’est une zone sauvage et préservée, composée de montagnes recouvertes de forêts, avec de nombreux lacs et des fiords qui vont jusqu’à la mer de Tasmanie.
Te Anau est particulièrement paisible et c’est le point de départ de nombreuses randonnées. Nous n’y avons pas échappé : nous avions réservé dès le mois de septembre notre hébergement dans 3 gîtes de montagne pour effectuer le « Kepler track », randonnée en 4 jours d’une soixantaine de km environ, à défaut de faire la célèbre randonnée du « Milford track », dont les hébergements étaient déjà complets 6 mois à l’avance.
C’était une randonnée pas trop difficile malgré ses importants dénivelés (montée : 1000m sur 6km, descente : 800m sur 4 km), mais, le manque d’exercice depuis notre départ, les gros sacs à dos (il fallait porter vêtements secs, trousse de pharmacie, duvets et nourriture pour les 4 jours, soit environ 12 kg pour Julia et 16 kg pour Albin), le temps (très humide dès la fin du 2ème jour), les petites mouches des sables (qui piquent comme des moustiques) et les nouvelles chaussures de marche de Julia (vive les ampoules, Julia a parcouru les 3ème et 4ème jours en tongs à scratch de mauvaise qualité et en chaussettes, sous la pluie…) l’ont rendue plus ardue qu’anticipé. Par contre, nous avons été agréablement surpris par les gîtes néo-zélandais : très grands (dortoir de 60 places, séjour et cuisine de 50m²), confortables (matelas épais sur les lits, chauffage – au feu de bois) et propres.
Nous avons été récompensés de nos efforts par des paysages à couper le souffle : les montagnes Kepler aux flancs torturés (dont le mont Luxmore, 1472m, en haut duquel nous avons grimpé), les denses forêts primaires avec leur sol recouvert d’épines, leurs fougères géantes et leurs jolies clairières, différents lacs, une immense grotte, des rivières, gorges et vallées creusées par les glaciers, qu’on admirait à loisir depuis le chemin de randonnée qui passait sur les crêtes des montagnes.
- Les glaciers Fox et Franz Joseph
La route qui traverse le Sud de l’île pour se rendre aux glaciers, sur les côtes de la mer de Tasmanie, est spectaculaire : nous avons roulé plus de 8h depuis Te Anau en passant par des contrées (presque inhabitées) plus belles les unes que les autres, notamment en longeant plusieurs lacs véritablement turquoises, nichés au creux de montagnes.
Nulle part ailleurs dans le monde à cette latitude on peut voir des glaciers si proches de l’océan (environ 10-15 km à vol d’oiseau, 200m d’altitude). Leur développement est dû à la pluie incessante sur cette côte de l’île du Sud (nous avons été chanceux, cela n’a pas été notre cas). La neige qui tombe se transforme en glace très claire à 20m de profondeur et descend dans la vallée. Ces glaciers sont très pentus donc la glace voyage longtemps avant de finir par fondre. Ils avancent aussi très vite (1m/jour en moyenne pour Franz Joseph, mais parfois jusqu’à 5m/jour, soit 10 fois plus vite que les glaciers suisses).
Nous n’avons pas pu nous approcher du glacier Fox à cause de risques d’éboulement, mais c’est, de loin, un glacier imposant, une longue coulée de glace entre deux pans de montagne.

Nous avons pu par contre admirer de près Franz Joseph, après ¾ d’h de marche pour l’atteindre, sur un vaste terrain plat plein de pierres grises de toutes tailles (paysage un peu lunaire) et entouré de cascades. On peut observer comment la rivière a creusé une galerie dans le glacier, d’une grande taille et aux reflets bleutés intenses. Sur le fond bleu azur du ciel, la couleur de la glace ressortait de façon saisissante, c’était un très beau spectacle.
- Motueka et le parc national d’Abel Tasman
Avant d’arriver sur la côte Nord de l’île du Sud, nous avons traversé les gorges de Buller et nous nous sommes arrêtés à Murchison, petite bourgade campagnarde, où nous avons profité des rapides de la rivière Buller pour faire un peu de rafting (une 1ère expérience pour Julia). Les flots n’étaient pas trop effrayants, mais suffisamment agités pour éprouver quelques sensations. Nous en avons profité pour nous baigner dans les eaux (très fraîches) de la rivière (heureusement que nous avions des combinaisons) et sauter depuis les rives, à 9-10m de haut (ça nous a rappelé nos virées l’été au Riou, dans l’arrière-pays niçois).
Nous avons fêté les 28 ans de Julia à Motueka, petite ville tranquille à 20 km du splendide parc national d’Abel Tasman. C’est le parc le plus visité de NZ, et nous comprenons pourquoi : c’est un parc côtier composé de collines de marbre et de calcaire, de forêts, avec des chemins de randonnée qui passent juste au-dessus de plages dorées aux eaux transparentes (comme aux Caraïbes), qui font face à des îles désertes. Même si ces chemins sont très fréquentés, il est très agréable de s’y promener et de pique-niquer dans l’une de ses nombreuses petites criques.
Pour l’anniversaire de Julia, nous avons fait une balade à cheval de 2 heures, d’abord sur la plage à l’entrée d’Abel Tasman, puis dans des prairies. Nous étions juste tous les deux avec un guide un peu farfelu qui nous a raconté quelques détails sordides de sa vie et s’arrêtait pour discuter avec les passants. Mais bon, il a permis à Julia de réaliser un rêve d’enfant : galoper sur la plage (malheureusement toute seule, et en travers de la plage, pas le long de celle-ci au bord de l’eau, mais ça reste tout de même la plage…). C’était une grande expérience, pleine de sensations fortes : en effet, la jument était très nerveuse et rapide. Ainsi, après avoir fait demi-tour pour rejoindre la rive où attendaient Albin et le guide, la jument s’est arrêtée net lorsqu’elle a vu son maître, ce qui a propulsé Julia par-dessus elle en un (pas très gracieux) roulé-boulé-retombé sur le dos… Heureusement, pas de casse, plus de peur que de mal…
Nous avons également profité de notre passage à Motueka pour faire le grand saut… en parachute, une première pour tous les deux. Albin en avait envie depuis longtemps (c’était le cadeau d’anniversaire de ses 30 ans par ses parents) et a offert à Julia le saut pour ses 28 ans. C’est l’un des endroits au monde où l’altitude des sauts est la plus élevée (16 500 pieds, soit environ 5 000m de haut, soit plus de 70 secondes de chute libre !). Julia avait un peu peur les 2 jours précédant le saut (et – clin d’œil à Laurence - a même pris un traitement homéopathique antistress, comme pour le permis…) mais a finalement adoré le saut, tout comme Albin.
Nous avons sauté en tandem avec un moniteur. Il fallait juste suivre ses instructions et lui faire confiance. On ressent un petit nœud à l’estomac au moment où l’on saute, mais ensuite, plus du tout d’impression de montagnes russes, simplement l’impression de voler, avec une forte pression de l’air partout sur le corps, notamment sur le visage. La chute libre est passée très (trop) vite. Puis quand le moniteur ouvre le parachute, on prend vraiment le temps d’apprécier le paysage, extraordinaire, de la baie d’Abel Tasman. Et on atterrit tout en douceur. C’était vraiment une très belle expérience, dont nous avons gardé de beaux souvenirs, de nombreuses photos, et même un film que nous pourrons vous montrer à notre retour.
- Le parc national de Tongariro et ses volcans
Nous avons passé la 3ème semaine de notre séjour dans ce beau pays sur l’île du Nord, où nous sommes arrivés par Wellington, la capitale, qui ne nous a pas laissé d’impression très forte. Sans grand charme comme toutes les villes de NZ, elle offre surtout de nombreux endroits pour sortir, des boutiques, et quelques bâtiments à l’architecture étrange, comme celui en forme d’énorme essaim d’abeille. Nous ne nous y sommes pas éternisés.
Nous sommes partis pour le parc national de Tongariro qui doit son nom à l’un des 3 volcans qui le composent, avec le Ngauruhoe et le Ruapehu, et signifie en maori « vent du sud qui s’emballe ». Créé à la fin du 19ème siècle, ce fut le 1er parc naturel en NZ, et, comme le Fiordland, il est classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Les 3 volcans sont un présent à la NZ des tribus locales, seule façon de préserver un endroit d’importance spirituelle pour eux. Ce parc a été utilisé pour représenter le Mordor dans le film « Le Seigneur des Anneaux » et le mont Ngauruhoe était la « Montagne du Destin » (Mount Doom), choisi en raison de sa forme conique et de ses pentes parfaitement symétriques.
Nous y avons fait la randonnée du « Tongariro Alpine Crossing », réputée comme la meilleure marche d’une journée du pays. C’est une randonnée magnifique qui passe entre les volcans (encore actifs), le long de lacs d’un vert très intense à cause de l’acidité de l’eau (« lacs émeraudes »), à l’intérieur des cratères, au milieu de sources d’eau chaude et de fumerolles de soufre qui sortent des pentes rouges-orangées, puis qui permet d’admirer au loin le lac Taupo (ancien cratère recouvert d’eau, plus grand lac de NZ avec plus de 600km²) et descend enfin dans une épaisse forêt. Ce n’était pas une marche facile en raison des pentes raides des volcans, très exposées au vent et pleines d’éboulis difficiles à escalader (sans parler des ampoules de Julia, qui cicatrisaient encore…). Mais elle valait vraiment le coup, surtout en raison des couleurs extraordinaires.
- Rotorua
Nous avons continué plus au Nord pour atteindre Rotorua. Destination particulièrement touristique, c’est une ville connue pour ses activités géothermales (sources d’eau chaude, geysers explosifs, piscines de boue bouillonnantes, …) et pour l’odeur de soufre qui y plane en permanence. C’est un lieu sacré pour les Maoris, qui composent d’ailleurs près d’1/3 de la population.
Nous avons visité un village thermal, Te Whaka, non loin de Rotorua, célèbre pour ses très nombreuses sources (plus de 500, qui vont de froides à bouillantes – 90°C !). La source la plus connue est celle de Pohutu (qui veut dire « explosion » en maori), un geyser qui explose 20 fois par jour à près de 30m de haut ! C’est un village composé de maisons blanches en bois, d’une petite église et d’une grande salle commune avec des totems sculptés, et dans lequel résident toujours des Maoris. Ils nous ont fait une démonstration de leurs talents avec des chants (dans un style très « vahiné ») et danses (dont la danse guerrière du hakka) typiques, dans leurs costumes traditionnels, maquillés et tatoués (peintures de guerre pour les hommes).
Une guide maorie nous a également fait faire le tour de son village en nous racontant comment ils vivent et utilisent les sources (ils font la cuisine à la « hangi », c’est-à-dire à la vapeur en utilisant directement celle qui sort de terre). Ce lieu est véritablement sacré pour eux et ils tiennent à le préserver pour les générations futures. Aussi, ils n’en font qu’une exploitation commerciale limitée (visite du village uniquement, pas de vente de produits dérivés des sources) et aiment expliquer personnellement leur mode de vie aux touristes.
A Rotorua, nous avons également visité le parc « Rainbow Springs Kiwi Wildlife Park » qui présente surtout des espèces animales et végétales endémiques de la NZ, au milieu de sources naturelles : fougères géantes, truites arc-en-ciel, anguilles, plusieurs sortes de perroquets, gros lézards, ..., et surtout le fameux kiwi. Il y a dans ce parc un grand programme de protection et de réintroduction du volatile, et nous avons fait une visite guidée des laboratoires avec incubateurs puis des « maisons nocturnes » des kiwis (très peu de lumière et beaucoup de végétation car ils sont très craintifs) où l’on peut les voir de très près. A cette occasion, nous avons appris beaucoup de choses sur cette espèce en danger, notamment qu’elle se situe à mi-chemin entre l’oiseau et le mammifère, et ce, pour plusieurs raisons, entre autres :
- le kiwi a de toutes petites ailes (évolution liée à l’absence de prédateur en NZ pendant très longtemps) mais ne s’en sert pas pour voler ;
- son plumage est constitué de milliers de petits plumes ressemblant à des poils (comme un pelage) ;
- ses os sont pleins, ses pattes très musclées et ses orifices d’oreille larges, comme ceux des mammifères (les oiseaux ont les os remplis d’air) ;
- sa température corporelle est de 38°C et il a deux ovaires, comme les mammifères (vs 40°C pour les oiseaux et un seul ovaire).
- Le village de M.
Pour finir, nous avons continué plus au Nord-Ouest. Au milieu des jolies collines verdoyantes, en pleine campagne, M. permet d’admirer les décors du village des H. (petits êtres aux pieds poilus), qui ont servi dans le film « Le Seigneur des Anneaux ». Nous sommes avares en détails car nous avons signé un accord de confidentialité nous obligeant à ne pas diffuser les photos des décors et informations récoltées lors de la visite. En effet, un film sur l’oncle du héros du « Seigneur des Anneaux » y sera tourné prochainement et les décors avaient été spécialement remontés pour l’occasion, il y a peu (et de nouveaux terriers avaient été créés). Nous avons vu notamment l’arbre gigantesque et le pré de la fête d’anniversaire de B., le moulin, le petit pont, le pub, de nombreux terriers avec leurs portes rondes (dont celui de B). Ils sont vraiment très bien faits et on a du mal à s’imaginer qu’il n’y a que de la terre derrière ces façades colorées. Il y a un sens du détail très poussé (fausse mousse sur les barrières, objets posés derrière les fenêtres, …). Pour les fans, nous avons également appris plusieurs anecdotes du tournage, mais elles doivent rester confidentielles… (section 35)
- Auckland
Nous avons quitté (avec regret) la NZ depuis l’aéroport d’Auckland, la capitale économique du pays, ce qu’on observe tout de suite par le nombre de buildings par rapport aux autres villes et la diversité culturelle dans ses rues (1,2 millions d’habitants, dont la moitié seulement est d’origine européenne). Nous avons fait une visite rapide du centre-ville, très commerçant (autour de Queen Street) et sommes passés devant l’emblème de la ville, la « Sky Tower » (avec ses 328m de haut, c’est la tour la plus haute de l’hémisphère sud) qui ne nous a pas vraiment marqués. A vous de juger.








