Avant toute autre chose, nous tenons à féliciter la nouvelle infirmière diplômée de la famille ! Bravo Morgane pour ton diplôme et gros byzoux !
Le 29/11 nous sommes arrivés à Vientiane, capitale du pays, avec ses larges avenues et ses vieilles villas coloniales, qui ressemble à une grosse bourgade régionale, tout endormie. Cette ville affiche fièrement le régime communiste du pays : sur de nombreux bâtiments (même sur le building pour les investissements étrangers, qui s’appelle la « maison du capital ») on trouve le drapeau national laotien et le drapeau communiste avec le marteau et la faucille.
Nous nous sommes rendus au Bouddha Park, endroit un peu étrange, jardin publique avec vue sur le Mékong, dans lequel on trouve une multitude de statues en béton à la fois bouddhistes et hindoues, dont un gigantesque bouddha couché de plusieurs dizaines de mètres. Celles-ci ont été édifiées dans les années 50 par un sage farfelu, Luang Pu, et ses disciples, qui voulaient unifier ces deux religions. Ce qui est très impressionnant, c’est le grand bâtiment en forme de citrouille qui comporte 3 niveaux représentant les enfers, la terre et le ciel. Ses parois intérieures sont recouvertes d’écailles et, au centre de chaque étage, on trouve de nombreuses statues plutôt naïves, un peu « brutes de décoffrage », qui symbolisent chacun des 3 mondes. Dans ce lieu, nous avons croisé quelques bonzes sympathiques et aussi amusés que nous par ces statues originales.
Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés au Vat Sokpaluang pour prendre un bain de vapeur dans une cabane sur pilotis et goutter au massage traditionnel laotien. Une marmite contenant de nombreuses herbes aromatiques, dont le secret est bien gardé (on arrive quand même à distinguer l’eucalyptus et la citronnelle) mijote sur un feu de bois. Elle est reliée par un tuyau à la cabane dans laquelle les vapeurs étouffantes se répandent dans une semi-obscurité.
Les deux jours suivants, nous avons exploré Vientiane et avons été un peu déçus par les monuments et les temples de la ville. Par exemple, le Vat That Luang, grand stupa sacré, est considéré comme le monument religieux le plus important du pays car il est supposé contenir un cheveu de Bouddha. On arrive sur une grande esplanade pleine de places de parking (vides à ce moment là). Au fond se dégage ce stupa de plusieurs dizaines de mètres, tout doré. Mais quand on se rapproche, on voit bien que sa restauration n’a pas été une grande réussite…
Les Laotiens ont aussi un arc de triomphe, censé être construit à l’image de celui de la place de l’Etoile, mais qui n’en a que l’intention. Bâti dans les années 60 en béton armé, cet arc a un extérieur peu peaufiné et un intérieur pas fini. On y trouve à chaque étage des boutiques de souvenirs et la vue sur la ville depuis le point le plus élevé est loin d’être imprenable…
Nous avons cependant apprécié le Vat Sisaket, dans le centre ville, le plus vieux Vat d’origine de Vientiane. Son cloître est impressionnant : ses murs contiennent de très nombreuses petites niches, avec, à chaque fois, deux statuettes de Bouddha en argile. En plus, au pied des murs, sont disposés des bouddhas de toutes tailles, en bronze, en bois ou en pierre : en tout, plus de 10000 statues selon l’affichette. Effet visuel garanti !
Nous sommes aussi passés dans le plus grand marché de la ville. Il n’y avait aucun touriste, c’était très animé, coloré, plein de parfums, avec des femmes assises sur les étals, au milieu des morceaux de viande et têtes de cochons qu’elles vendent.
Le 2 décembre, nous sommes partis en bus, sur la route très sinueuse de Luang Prabang. Les paysages étaient de toute beauté : des monts verdoyants couverts de forêts tropicales.
A la nuit tombée, à notre arrivée à Luang Prabang, nous sommes allés nous promener dans les ruelles du centre-ville. Quelle sensation étrange que d’aborder ces rues inconnues, presque désertes, sans plan pour nous aiguiller, en suivant une route peu éclairée, le long d’une rivière où nous pouvions distinguer les lumières des lampions des quelques maisons installées sur l’autre rive ! En empruntant un petit chemin de traverse, nous avons fini par trouver la rue principale de la ville. Elle était pleine de petites maisons partiellement en bois, servant de guesthouses, restaurants, magasins d’art, et toutes joliment éclairées par des lampions, lampes ciselées de motifs originaux en fer forgé ou encore de guirlandes lumineuses. Un spectacle féérique !



